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Département de pathologie et biologie cellulaire

 

  Dr Roger Lippé

  Recherche en biologie cellulaire

   Professeur agrégé, Département de pathologie et biologie cellulaire

   Université de Montréal, Bureau V-540

    Téléphone :  (514) 343-5616

    Courriel : roger.lippe@umontreal.ca

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Transport intracellulaire des capsides virales d’herpès simplex de type 1

Les protéines transmembranaires ou destinées à la sécrétion sont typiquement synthétisées au niveau du réticulum endoplasmique puis transportées au compartiment trans-Golgien (TGN) via le compartiment intermédiaire (CGN) et l’appareil de Golgi. Lors de l'infection avec le virus HSV-1, de nouvelles capsides sont assemblées dans le noyau. Ces capsides atteignent l’espace périnucléaire (situé entre les deux enveloppes nucléaires) par bourgeonnement au travers de la membrane nucléaire interne. Compte tenu de la continuité entre l’espace périnucléaire et le réticulum endoplasmique et en accord avec le transport des protéines sécrétées, il a été suggéré que les nouvelles capsides d’herpès simplex voyagent par la voie classique de biosynthèse, i.e. via le compartiment intermédiaire, l'appareil de Golgi et le TGN (modèle luminaire).

Toutefois, de nombreuses évidences suggèrent que ce n’est vraisemblablement pas le cas. Un second modèle propose ainsi que les capsides de l’espace périnucléaire atteignent le cytoplasme par fusion avec la membrane nucléaire externe et réintègrent la voie classique de biosynthèse en aval de l’appareil de Golgi (modèle de ré-enveloppement). Ce deuxième modèle est très intéressant car il suggère la possibilité de voies alternatives de transport des nouvelles protéines et/ou structures n’impliquant pas leur séjour dans l’appareil de Golgi. Finalement, un troisième et récent modèle suggère que les capsides nouvellement synthétisées atteignent le cytoplasme directement via des pores nucléaires dilatés, de sorte que le virus n'a pas besoin de d'abord se rendre dans l'espace périnucléaire (modèle de pores élargis). Bref, malgré de nombreuses études, il n'est toujours pas clair par quelle voie le virus sort de la cellule. De la même manière, les molécules impliquées dans le transport du virus demeurent pour le moment relativement élusives.

Les objectifs à long terme du laboratoire sont de caractériser la voie de transport utilisée par les capsides ainsi que d’en disséquer la machinerie moléculaire. Nous examinons ainsi la sortie des capsides de l’espace périnucléaire et le site final d'enveloppement des capsides. Dans ce but, nous utilisons des approches complémentaires et multidisciplinaires in vivo (culture cellulaire), in vitro (reconstitution de la sortie du noyau) et par protéomique. Ce projet regroupe des disciplines et des techniques aussi variées que la biologie cellulaire, la biologie moléculaire, la virologie, la biochimie, la protéomique ainsi que diverses approches microscopiques (électronique, confocal, immunofluorescence).

 

Réalisations

 

    1. Reconstitution in vitro de la première étape de transport des capsides nouvellement synthétisées du VHS-1;

    2. Clarification de la route de transport du virus;

    3. Analyse protéomique complète du virus mature;

    4. Identification des protéines cellulaires se retrouvant dans le virus;

    5. Mise au point d'une méthode d'analyse par FACS du contenu protéique de chaque particule virale;

6. Élucidation de la variation quantitative du tégument viral d'une particule à l'autre et importance de cette

    variation sur l'infectivité du virus.

 


© Département de pathologie et biologie cellulaire, 2014