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enseignement_neuropathologie
1.1 Buts et objectifs généraux
1.2 Formation et admission au programme
1.3 Contenu du programme
1.3.1 Première année du curriculum
1.3.2 Deux années en anatomo-pathologie
1.3.3 Stages de quatrième année
.... Objectifs spécifiques des stages
1.3.4 Stages de cinquième année
1.3.5 Sixième année
Le comité a pour mandat d'assurer le déroulement adéquat de l'entraînement; il veille à ce que le contrôle de la qualité demeure optimal. Il supervise également la tenue de cours postgradués aptes à renforcer l'apprentissage des résidents à la fois dans les sciences de base et cliniques. Les évaluations périodiques des résidents sont également étudiées.
Ce programme a pour objectif général de former des spécialistes en neuropathologie qui pourront servir de façon optimale dans les quatre volets d'une carrière académique : clinique, incluant le volet consultation, enseignement, recherche et gestion académique. La situation particulière du Québec exige aussi que sa formation permette à ce spécialiste de s'intégrer à un département de pathologie.
Les résidents doivent avoir une formation qui satisfait aux exigences de la Corporation professionnelle des médecins du Québec et du Collège royal du Canada. Il s'agit d'un doctorat en médecine dans une institution agréée par ces deux organismes.
Pour être admis au programme de neuropathologie, l'étudiant doit :
La première année comporte une rotation dans différents services ou départements cliniques, que ce soit du côté médical, chirurgical ou en laboratoire (incluant la radiologie). Pour le programme de neuropathologie, les options privilégiées seront celles de neurologie, neurochirurgie et neuroradiologie. Mis à part la neuroradiologie qui devrait être une option pour un maximum de deux mois, la neurologie et la neurochirurgie pourraient être des stages d'une durée maximale de six mois.
Les objectifs majeurs de ces stages sont d'acquérir les connaissances générales et spécifiques à chacune des spécialités; de se familiariser avec le diagnostic différentiel, sur le plan clinique, des entités les plus fréquentes; de se familiariser avec les différentes modalités d'investigation; d'acquérir les connaissances sur les divers éléments des sciences de base, de faire le suivi morphologique approprié; de prendre conscience du rôle de consultant joué par le neuropathologiste dans son milieu clinique; de participer aux activités d'enseignement offertes selon les spécialités.
Certains objectifs plus spécifiques ont trait aux options privilégiées (neurologie, neurochirurgie et neuroradiologie) : acquérir les connaissances de base en neuro-anatomie fonctionnelle et de l'organisation générale du système nerveux central, périphérique et autonome; faire l'interrogatoire et l'examen physique des patients; se familiariser avec les indications, la base scientifique et l'interprétation des résultats des examens ayant trait au liquide céphalorachidien, à la biochimie en général, à l'électrophysiologie, à la neuro-ophtalmologie et à l'imagerie médicale; se familiariser avec les indications chirurgicales et thérapeutiques des conditions neurologiques les plus fréquentes; se familiariser avec les données générales de pharmacothérapie; se familiariser avec la physiopathologie et les étiologies des grands syndromes neurologiques et des maladies neurologiques les plus fréquentes; se familiariser avec les indications et les modalités techniques entourant les biopsies musculaires et nerveuses.
Le programme de formation en neuropathologie comprend des stages d'anatomo-pathologie qui s'échelonnent sur une durée de deux ans. Pendant ces stages, le résident doit effectuer des périodes de garde en pathologie médicale. Il doit également assister à toutes les réunions scientifiques hospitalières qui ont une incidence pathologique. De plus, pour favoriser l'apprentissage de la recherche, il peut choisir un projet de recherche à la fin de sa première année de résidence. À la fin de la troisième année du programme, il fera parvenir au Comité de la résidence en pathologie les publications et/ou les communications résultant de son travail de recherche ou un texte résumant les résultats de son travail.
Stage de pathologie médicale I (2e année)
Sous supervision de pathologistes et en développant progressivement son autonomie, le résident effectuera un minimum de quarante autopsies durant cette période. Il participera aux séances de révision des autopsies, aux coupes de cerveaux et aux réunions scientifiques des départements de pathologie hospitalier et universitaire. Il approfondira ses connaissances par des lectures appropriées sur les méthodes modernes de l'autopsie et sur la physiopathogenèse et la morphologie des lésions pathologiques courantes. À la fin de ce stage, le résident maîtrisera la pratique de l'autopsie, ce qui inclut les principes de la description anatomo-pathologique et histopathologique, les méthodes usuelles de sélection et de préparation des tissus appropriés et l'établissement de corrélations clinico-pathologiques.
Stage de pathologie chirurgicale I (2e année)
Le résident, sous supervision tutorale, participe directement à l'étude des spécimens chirurgicaux et biopsiques à toutes les phases de ce processus et effectue les lectures appropriées. Il se familiarise aussi avec les méthodes de classification des documents et de conservation du matériel. Il participe également aux réunions scientifiques départementales hospitalières et universitaires et étudie les lectures recommandées pour l'analyse des cas qui lui sont soumis. Ce stage a pour but d'initier le résident à la pratique de la pathologie chirurgicale, incluant la description macroscopique et histologique, la sélection des examens complémentaires et la rédaction d'un rapport complet.
Stage de pathologie médicale II (3e année)
Sous supervision de pathologistes mais avec autonomie, le résident effectuera un minimum de quarante autopsies durant cette période. Il participera aux séances de révision des autopsies, aux coupes de cerveaux et il devra participer activement à des confrontations clinico-pathologiques des autres départements hospitaliers. Il participera également aux réunions scientifiques des départements de pathologie hospitalier et universitaire et il approfondira ses connaissances par des lectures appropriées sur les méthodes modernes de l'autopsie et sur la physiopathogenèse et la morphologie des lésions pathologiques. Durant ce stage, le résident qui aura déjà maîtrisé la pratique de l'autopsie se consacrera à la maîtrise de certaines techniques plus spécialisées, sur l'établissement de corrélations clinico-pathologiques et sur l'utilisation du matériel pour l'enseignement.
Stage de pathologie chirurgicale II (3e année)
Durant cette période, le résident doit s'intégrer aux activités courantes du département et de ce fait, sous supervision tutorale, participe directement à l'étude des spécimens chirurgicaux et biopsiques à toutes les phases du processus. Il participe aussi directement aux consultations per-opératoires et se familiarise avec les consultations pré-opératoires et post-opératoires. De plus, sous la formule de tutorat par un cytopathologiste, il étudie de nombreux frottis cytologiques tant normaux que pathologiques. Il se familiarise aussi avec les méthodes de classification des documents et de conservation du matériel. Il participe également aux réunions scientifiques départementales hospitalières et universitaires et effectue les lectures appropriées pour l'analyse des cas qui lui sont soumis, tant en pathologie chirurgicale qu'en cytologie diagnostique. Durant ce stage, le résident devra maîtriser la pratique de la pathologie chirurgicale, incluant l'interprétation de la biopsie, la consultation pré-opératoire, per-opératoire et post-opératoire; il devra également maîtriser la pratique de la cytologie gynécologique et extragynécologique.
Stage de cytopathologie (3e année)
Durant ce stage, le résident étudiera une grande quantité de frottis cytologiques, tant normaux que pathologiques, à partir des cas courants et du matériel de collection. La supervision de ce travail se fera sous la formule de tutorat par le cytopathologiste concerné. Il étudiera les lectures recommandées par le tuteur. À la fin de ce stage, le résident pourra identifier les secteurs d'utilisation de la cytologie et ses méthodes propres et reconnaître et expliquer les principales altérations cellulaires observées.
Stage de pathologie judiciaire (3e année)
Le résident acquiert les notions de base et physiopathologiques des différentes entités médico-légales au contact quotidien des pathologistes judiciaires travaillant sur des cas concrets, en consultant la littérature appropriée et lors de cours illustrés donnés par les pathologistes. Il prend connaissance des données de base d'anthropométrie et d'odontologie judiciaire et acquiert un aperçu général des possibilités et limites des diverses analyses demandées par le pathologiste au laboratoire de criminalistique. Il se familiarise avec la pratique quotidienne des pathologistes judiciaires, en particulier avec les autopsies, les demandes d'analyse, la rédaction de rapports, la préparation des témoignages à la Cour et parfois en assistant à certaines phases des procédures devant les tribunaux (par exemple : interrogatoire en chef et contre-interrogatoire du pathologiste). Il est mis en contact avec certaines facettes du code criminel et du code civil lui permettant de comprendre les rouages de notre système judiciaire et principalement des tribunaux. Ce stage permettra au résident de se familiariser avec les procédures habituelles et l'approche de travail des principaux cas rencontrés en pathologie judiciaire, avec une attention particulière au volet neuropathologique. À la fin de son stage, il devra connaître les grands principes de base de la pathologie judiciaire et être en mesure de discerner ses possibilités et ses limites dans ce champ d'action.
Durant les stages de neuropathologie chirurgicale et autopsique, le résident met en application ses connaissances à l'étude du système nerveux central et périphérique, dans les volets autopsique et chirurgical. Il se familiarise aussi avec les techniques spécifiques à la neuropathologie.
Durant les stages de neuropathologie spéciale : pathologie chirurgicale, muscles et nerfs (6 mois ou un an) et neuropathologie pédiatrique (6 mois), le résident maîtrisera tous les volets cliniques reliés à la neuropathologie générale et il acquerra des connaissances plus spécifiques en neuropathologie pédiatrique, musculaire et nerveuse.
Les résidents ont accès à un programme réseau impliquant deux universités, Montréal et McGill, au sein desquelles les candidats poursuivront leur entraînement dans les institutions de leur choix selon la séquence des thèmes d'entraînement qu'ils auront sélectionnés sous l'égide du directeur de programme et des coordonnateurs départementaux des universités respectives. La concentration des ressources en personnel, spécimens et équipements à Montréal permettra leur utilisation maximale par le candidat. La coordination des activités académiques s'effectuera au cours de réunions régulières du directeur de programme avec les coordonnateurs des établissements participants.
L'enseignement des sciences neurologiques fondamentales sera assuré par les nombreux professeurs et stagiaires de recherche disponibles dans toutes les disciplines, neuroanatomie, neurophysiologie, neurobiochimie, neuropharmacologie, neuropsychologie, etc.
© Département de pathologie et biologie cellulaire, 2011